Lorsque nous étions enfants, nos parents nous apprenaient l'importance du lavage de mains, avant de passer à table, en sortant des cabinets, ou en rentrant de l'école. L'instituteur, avant
d'entrer en classe s'assurait de la propreté de nos mains, et nous renvoyait aux lavabos si nécessaire. Il conviendrait de ne pas oublier ces règles de bonne conduite lorsque nous sommes amenés à
prendre en charge des patients, pour nous protéger et pour éviter de transmettre des germes aux patients que nous prenons en charge.
La récente pandémie de grippe AH1N1 a montré l'importance de ce qu'il est désormais convenu d'appeler les « mesures barrière ». Durant cette période, l'incidence des autres pathologies
infectieuses (diarrhées aiguës, rhinopharyngites et bronchites, notamment) a notablement reculé par rapport aux années précédentes (voir les données des GROG).
Quand il s'agit, pour le médecin, de se laver les mains dans le cadre de son activité de soins, il n'est pas inutile de rappeler que les techniques de lavage se doivent d'être rigoureuses
:
- lavage à l'eau savonneuse ou friction au gel hydroalcoolique selon un protocole rigoureux
- de durée suffisante
- en évitant le port de bijoux et d'ongles longs
Il n'est pas inutile, non plus de rappeler que le lavage ne doit pas abîmer la peau du soignant et que certaines précautions doivent être prises (température de l'eau, séchage avec des serviettes
en papier, etc.)
C'est la raison pour laquelle je vous recommande, même si ne maîtrisez pas bien l'anglais, de visionner cette vidéo du New England Journal Of Medicine qui rappelle les indications, les procédures
et les précautions à prendre pour bien se laver les mains en situation de soins, ainsi que les règles de bonne utilisation des gants. Le film est à voir là.
Je trouve ce petit film plus pédagogique que l'affichette de
l'INPES.
L'occasion, peut-être de rappeler l'existence d'une recommandation portant sur l'hygiène au cabinet médical,
édité en 2007 par l'HAS, histoire d'élargir un peu la réflexion.

(1) Étude prospective ayant porté sur 63 patients cancéreux dont la douleur de fond était considérée équilibrée par opioïdes au terme de 3 mois d'évaluation. 41 d'entre eux ont présenté au moins 1 ADP dans les 24 h précédant l'interrogatoire.











